L’autre goût de la vie
Je suis moi depuis toi
Mais je ne me reconnais plus
Quelle est cette folie qui m’habite,
Cette obsession, ce manque que tu suscites ?
Toi…
Tu es mon miroir
Tu reflètes mon âme, mon regard
Tu es celui qui révèle au grand jour
Celle que je suis depuis toujours
Enfin tu m’as trouvée
Enfin je suis comprise
Parmi toutes mes éventualités
Tu m’as choisie, tu m’as conquise
Toi…
Tu es mon soleil les jours de pluie
Mon moteur, mon énergie
Complices, amants, amis
Avec toi, elle est belle la vie
Des litres de manques
Des kilomètres, des litres et un mensonge
Voilà ce qu’il faut pour briser un songe…
Tu étais ma joie, ma déraison
Mon élixir, un doux poison
Tu étais beau, adorable et intelligent
Nous vibrions des mêmes désirs, d’un même élan
J’ai absorbé tes failles comme une éponge
Et j’aurai pu tout accepter de toi
Mais ton manque d’égards et d’efforts me ronge
Il a eu raison de la nouvelle Moi
Tu as broyé mon cœur encore émietté
En me faisant croire que tu pouvais m’aimer
Grâce à toi désormais je sais
que rien ne changera jamais
J’envahis d’amour et d’attentions
Des gens qui ne veulent que d’une cloison
Dans son immensité,
J’ai cru qu’Andromède était enfin ma chance
Nos routes s’y sont croisées
mais je vais finalement m’en tenir au silence
Car mes espoirs y ont été trahis,
Mes maux ravivés. Et moi abrutie,
Errante, inconnue de moi-même
Je me suis tournée vers ton remède
Mais ces rasades de réconfort liquide
A moi ne m’ont été d’aucune aide
Elles ont rendu mes espoirs insipides
Elles m’ont fait du mal, car moi je t’aime
Tu disais
que j’étais
Unique
Magique
Tu disais que j’étais
Elle, Celle qu’il te fallait
Pourtant tu étais partout,
Partout sauf là pour Nous
Et même lorsque les choses ne sont pas perdues
tu ne sais jamais saisir ta chance
tu dis que tu ne recommenceras plus
mais tu n’arrêtes pas ma souffrance
J’ai beau écrire des lignes et des lignes de rancœur
Ni douleur, ni espoirs, ni amour ne se meurent
Ton odeur interdite de désir et de tabac
Comme une seconde peau reste collée à moi
J’ignorais comment continuer, faire avec tout ça
Je ne sais pas encore non plus comment faire sans toi
La petite fille qui croyait aux histoires d’amour
Il était une fois une petite fille sage
Qui ne faisait pas de bêtises et qui aimait
Observer les gens et leurs vies sans nuages.
Elle aimait aussi donner à ceux qu’elle chérissait :
cadeau, cuisine, temps, argent, … donner est ce qu’elle préférait.
Mais on lui reprochait toujours de ne pas donner assez.
Alors elle se mit à donner encore plus, donner, donner, …
Un beau jour, la petite fille rencontra un garçon.
Elle n’osait pas croire que c’était à elle qu’il s’intéressait.
Patient, il finit par la convaincre de 1001 façons
qu’elle était Belle, Gentille et Digne d’intérêt.
La petite fille se mit alors à croire
que la Vie, l’Amour, elle aussi ça la concernait,
que malgré ce qu’elle voyait dans son propre miroir
elle aussi pouvait aimer et qu’aimée elle serait.
Cette histoire aurait pu aller bien plus loin
si cette fille avait rencontré Le quelqu’un
celui qui aime recevoir et donner également.
Mais le cœur de cette petite fille était si grand
Que chaque garçon a eu peur de se noyer dedans