Trois êtres chers à mon cœur
un beau matin
ont causé mes pleurs,
éternisé mon chagrin.
La trahison est arrivée à ses fins
En les contaminant tous, un à un.
Telle
une maladie mortelle.
Ces trois êtres à présent
sont devenus les agents
de cette abomination
et la répandent en tous ceux
pour qui j’ai de l’affection,
emplissant leurs yeux
d’insanités, de mensonges
qu’ils croient tous vrais
Comme ces songes
dont on pense ne plus s’éveiller jamais.
Aveugles et sourds qu’ils sont,
Ma souffrance ne les atteint pas
Mes doléances ne les occupent pas
Je n’ai que 17 ans
alors comment espérer
ne pas être discréditée
Une fois que l’ouragan
Haute Autorité
détentrice de LA vérité
a fait naître du mépris
pour moi dans le regard d’autrui ?
Disparaître : est-ce une option
si absurde que cela ?
Ne serait-ce LA solution
puisque mes pleurs et ma voix
ne suffisent pas
à leur dire que je suis là ?
Car de toutes les manières
leur cœur reste de marbre
aux bruits et prières
de la bâtarde
Alors, quelques larmes
parviennent à s’échapper
de la prison où je les ai enfermées
pour venir tacher amèrement
Chaque feuille où j’écris Maman
Et bis repetita…